|
Le président sénégalais estime que le cas Hissène Habré est "un problème africain" (A.P. 18/11/2005)
TUNIS (AP) - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a estimé jeudi que le sort de Hissène Habré, ex-dictateur tchadien arrêté à Dakar à la demande de la justice belge, devrait être du ressort des Africains. Il s'est refusé à dire s'il autoriserait son extradition vers la Belgique.
"C'est un problème africain. Je vais en discuter avec l'Union africaine", a déclaré à la presse le président sénégalais, en marge du SMSI (Sommet mondial sur la société de l'Information) de Tunis. "Nous devons étudier la légalité de la situation".
Hissène Habré, 63 ans, en exil au Sénégal depuis fin 1990 et son éviction du pouvoir par les forces rebelles d'Idriss Déby, l'actuel président, a été arrêté mardi à son domicile et écroué.
En vertu de sa loi sur la compétence universelle, la Belgique avait lancé en septembre un mandat d'arrêt international pour "violations graves du droit humanitaire international" contre l'ancien dictateur, surnommé le "Pinochet africain", au pouvoir de 1982 à 1990.
Un tribunal sénégalais doit encore statuer sur le fait de savoir si Hissène Habré peu être remis à la Belgique, et Abdoulaye Wade devra également donner son feu vert à une extradition. La Belgique et le Sénégal ne sont liés par aucun traité d'extradition.
Quand on lui a demandé s'il donnerait ce feu vert, le président Wade n'a pas vraiment répondu, se contentant de dire: "je n'interviens pas dans le fonctionnement de la justice". AP
nc/v
©
Copyright
A.P.
Retour à la page d'accueil
Envoyer à un(e) ami(e)

|